Adblock : petit guide

Adblock est un logiciel qui modifie un navigateur de manière à masquer les publicités, comme les bannières. Dans la plupart des cas, elles ne sont même pas téléchargées pour réduire le débit et ne pas perturber l’activité de l’utilisateur.

Les annonces classiques représentent la plus grosse part de revenus de la plupart des sites Internet ; le logiciel adblock menace donc leur modèle commercial.

Une étude réalisée en 2015 par Pagefair et Adobe a révélé que plus de 16 % des internautes américains utilisent le logiciel adblock. Sur le plan mondial, des annonces d’une valeur de 22 milliards de dollars sont bloquées, soit plus de 14 % du budget mondial de la publicité en ligne. Ces chiffres ont connu une augmentation de 41 % par rapport à 2014. Les pays avec la plus forte adoption d’adblock sont l’Allemagne (25 %), la Pologne (35 %) et la Grèce (37 %).

La tendance prévue est à l’augmentation : même aujourd’hui, l’adoption d’adblock chez les internautes de 18 à 24 ans est plus de 50 % supérieure à la moyenne des internautes. En général, l’incidence de l’adblocking est inversement proportionnelle à l’âge de l’utilisateur. De plus, les personnes aux revenus les plus hauts affichent un taux d’adoption disproportionnellement élevé. Selon la catégorie d’âge, il est supérieur de 10 à 20 pour cent à la moyenne (vous pouvez vérifier vos données Google Analytics pour voir si vos visiteurs appartiennent à ces catégories).

La sortie d’iOS 9 avec bloqueurs de publicités est-elle importante ?

Avec la sortie d’iOS 9 en septembre 2015, Apple a autorisé les développeurs d’applications tierces à distribuer des bloqueurs de publicités sur l’App Store officiel. L’adoption de ces logiciels répond à trois motivations : meilleure expérience, réduction du débit et préservation des batteries.

Peu après la sortie d’iOS 9, trois bloqueurs de publicités sont arrivés en tête du classement de l’App Store d’Apple. Des préoccupations d’ordre éthique ayant mené au retrait de l’appli Peace deux jours avant sa sortie prévue, les applis Purify et Crystal se partagent dorénavant le marché.

Les propriétaires de sites Internet commencent à s’inquiéter : les revenus publicitaires du marché mobile étaient limités, mais ce manque était compensé par la faible adoption des bloqueurs de publicités. À présent, cumulée à la surface réduite des écrans portables, la popularité grandissante des bloqueurs de publicités va encore compliquer la monétisation du trafic mobile.

Certains experts partent du principe que les propriétaires de sites auront de plus en plus recours aux applis, écosystèmes interdits aux bloqueurs de publicités. Cependant, le coût élevé du développement et du marketing des applis oppose un obstacle à leur entrée sur le marché.

Comment identifier la proportion d’internautes utilisant un bloqueur de publicités ?

La plupart des bloqueurs de publicités bloquent aussi les outils de suivi comme Google Analytics. En effet, la protection des informations confidentielles est l’un de leurs arguments de vente. Il est donc difficile de déterminer la part exacte d’utilisateurs de bloqueurs de publicités parmi vos visiteurs et l’impact sur votre activité.

Une réponse pragmatique à ce problème consiste à intégrer localement votre code Google Analytics : cela empêche toute détection par les bloqueurs de publicités. Marketingland fournit des instructions détaillées pour cela (http://marketingland.com/ad-blockers-analytics-webmasters-know-145661). Des connaissances de base en PHP et en Javascript sont recommandées.

Comment déterminer quelles parties de votre site sont bloquées ?

La solution la plus simple consiste à installer Adblock Plus, le bloqueur de publicités leader sur le marché. Ensuite, visitez votre site Internet et vérifiez si vos bannières s’affichent et si vos liens Partenaires externes sont bloqués. Nous avons déterminé que les paramètres standard laissent passer la plupart des liens Partenaires.

Quelles solutions nos Partenaires peuvent-ils adopter pour minimiser l’impact d’un bloqueur de publicités sur leur site ?

Quels types de publicités sont bloqués ?

Le site Internet Pubnation a analysé les 50 sites Internet les plus visités aux États-Unis, selon comScore. Sur 50 sites Internet, 11 (comme Netflix ou Wikipedia) n’utilisent pas de publicités et n’ont donc pas fait partie de l’étude. Pubnation a analysé les 39 sites Internet restants pour déterminer comment ils géraient les utilisateurs équipés de bloqueurs de publicités, et quels systèmes ils avaient mis en place pour lutter contre ces logiciels.

Pubnation a réparti les publicités dans trois catégories :

  1. Publicités standard
    Bannières classiques
  2. Publicités accompagnant les articles
    Surtout des sections sponsorisées sous les articles
  3. Publicités natives
    Messages sponsorisés imitant la présentation des sites (par ex., des tweets sponsorisés sur Twitter)

Aucun des 39 sites Internet n’a réussi à contourner le bloqueur de publicités pour les annonces standard. Cela a mené BILD.de, le site d’information le plus visité en Allemagne, à interdire complètement l’accès aux internautes utilisant un bloqueur de publicités en octobre 2015. Les résultats de cette démarche très remarquée n’ont pas encore été dévoilés.

Cependant, 44 % des sites Internet avec des publicités dans les articles ont réussi à les afficher, que les utilisateurs soient ou non équipés d’un bloqueur de publicités. Cette capture d’écran montre un exemple de publicité accompagnant un article (qualifiée de « contenu sponsorisé ») :

Adblock sponsor content

Les publicités « natives » étaient de loin les plus efficaces. Elles s’intégraient tout naturellement au site Internet, sans attirer l’attention. 71 % de toutes les publicités natives passaient au travers des mailles du filet d’un bloqueur de publicités. La capture d’écran ci-dessous montre un exemple de publicité native :

Adblock quick guide

Comment préserver mes revenus du Club Partenaires Amazon ?

Quand vous intégrez des liens Partenaires à votre contenu, ceux-ci ne sont généralement pas repérés par les bloqueurs de publicités, car la plupart des développeurs de logiciels savent que cela perturberait la visite des internautes. En revanche, jusqu’à un tiers de vos visiteurs ne voient pas les bannières classiques, car leur affichage est bloqué. Nous vous recommandons donc de vous tourner vers les publicités natives ou le marketing de contenu et de garder les bannières classiques comme source de revenus secondaire.


Cet article est fourni par www.vergleich.org

« »